Et pourtant, on ne choisit pas forcément les circonstances d'un au revoir...

Et pourtant, on ne choisit pas forcément les circonstances d'un au revoir...
L'homme referma silencieusement la porte derrière lui, et fit quelques pas pieds nus sur le gazon de son jardin. Les ténèbres de la nuit étaient tombés, et un calme apaisant régnait en maître sur la ville. Semblant étrangement préoccupé, il fourra nerveusement ses mains dans les poches de son vieux jean, et se tourna vers les cieux. La voute céleste s'offrant à lui, il se perdit en contemplations. Une nuit parfaite se dit-il...

Oui, parfaite pour mourir, en réalité...

Comme l'avait judicieusement prévu son client, sa cible venait d'apparaître, et se trouvait bel et bien en lieu et en heure non loin de là où il était posté, l'½il dans la lunette de son fusil de sniper. Décidément ce travail s'annonçait regorgeant de bonnes surprises. Il n'avait jamais failli à sa mission, et ce soir ne changerait visiblement rien à cette habitude. Il ajusta précautionneusement le viseur, et fit jouer d'une main experte la partie arrière de son engin de mort, qui déchira le silence alentour. Sa proie chuta mollement sur le sol, l'âme soufflée par le projectile. Un travail parfaitement exécuté. Il déposa son arme sur son flanc, et s'empara de son téléphone portable. Il avait pour principe, habitude professionnelle, de toujours tenir au courant de vive voix ses clients du déroulement des missions qu'on lui confiait. Il composa le numéro, valida, et attendit que la communication s'établisse.

Une mélodie étouffée se fit entendre dans son périmètre d'action. Effaré, l'homme raccrocha brutalement. Celui à qui il venait d'ôter la vie avait orchestré sa sortie...

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Visiblement j'avais trop écris ici, sur msn, un peu partout en réalité. Alors puisque tout début entraine inévitablement une fin, la voici. La raison de cette décision, survenue plus tôt que je ne l'envisageai, se trouve au croisement de l'emprise scolaire, et du fait que mon pocket pc est définitivement foutu. Je ne pense pas trouver d'autre moyen que la fraude à l'ordinateur parental (qui a lieu en ce moment même d'ailleurs, c'est désespérant), interdit d'accès en période scolaire, et constamment utilisé en période de vacances. Bref, ce moyen ne m'offre pas le temps qui m'aurait permis de continuer mes loisirs informatiques, et donc internet.

Considérez, si vous souhaitez encore supporter ma présence, que la continuité de l'aventure Blog-Msn-Facebook, désormais révolue, n'est désormais accessible qu'aux fervants utilisateurs d'emails, téléphones portables, paires de chaussures, et engins à deux roues non motorisés.

Dans l'attente d'un mieux pour une éventuelle reprise,

Paul
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# Posted on Monday, 31 August 2009 at 4:34 AM

Edited on Saturday, 26 September 2009 at 4:17 AM

Journal d'un rescapé.

Journal d'un rescapé.
- Le joyeux cycle des vacances ne peut être complet sans les sports de l'extrême tel que la traînée de valises jusqu'au bengalo où vous attendent sagement odeur de moisissures, télévision inexistante, et autres merveilleuses surprises. C'est pourquoi, dans le soucis de vous faciliter la tâche et de vous éviter l'arrachage rituel de poils de nez dans de grands élans de stress apocalyptiques, on vous met gracieusement à disposition de superbes charrettes rouillées à bagages du fond des âges : "Il est parti où encore votre père? - Il fait une course de chars sur la plage je crois." (Ce n'était malheureusement pas la bonne réponse, toudoudoudouuum...).

- J'ai toujours voulu être maître de ma vie, agir comme bon me semble, m'habiller selon mes goûts, et pas ceux des autres. Dommage que pour se voir obtenir le droit de prendre le petit jeuner dans le restaurant intégré aux logements de location, sans être refoulé à coup de serviettes usagées, le port d'un bracelet fushia horriblement moche, décoré de publicités, et impossible à retirer sans se munir d'une scie circulaire, soit obligatoire...help, je viens d'arriver, et je suis déjà un mouton doub d'une fashion victim.

-
Si votre re entreprend joyeusement de préparer avec amour un dîner innovant, je cite, "spécial vacances", chaussez vos meilleures tongs et fuyez, vraiment. Le gaspacho concombre-menthe, il fallait y penser, mais il fallait surtout y survivre...

- Si vous avez toujours souhaité secrètement repousser vos limites, et devenir recordman, en vrai, alors pourquoi ne pas débuter dans des disciplines nouvelles ? J'annonce 26 centimètres donc, à battre...pour le record dit "du lit trop petit".

- Ce qui est parfaitement génial dans les bengalos de nos jours, c'est l'agencement des chambres et du mobilier. Quand vos parents se rendent compte que leur lit se situe au beau milieu du salon, tout de suite les conversations intéressantes peuvent débuter; "Bon, si vous voul
ez aller aux toilettes en pleine nuit, vous tapez à votre porte avant de sortir, histoire qu'on puisse avoir un peu d'intimi. - Euh... - T'as d'autres idées peut être ? - Laisse ton portable ouvert, ça ira...".

-
Dormir, c'est bien. Mais dormir dans un lit trop petit, dans une chambre règne une température étouffante, c'est mieux, enfin, d'après mes parents qui m'ont retrouvé étendu et endormi sur le rebord de la fenêtre ouverte, au matin, s'exclamant qu'avec moi ils feraient des économies dans laservation du nombre de chambres la prochaine fois...

- Les restaurants intégrés aux logements en location sont les rois de lconomie, et proposent donc des services à volonté, mais avec des aliments de tailles réduites, pour minimoys au régime. Comble de la trahison, mare, devant un père hilare mais compréhensif, n'a pas apprécié mon menu improvi: Assiette royale de crudités en entrée, deux steaks hacs, deux chipolatas, et une aile de poulet, le tout en planque sous un mikado de frites, puis...trois coupes de glace pour le dessert, puisque chaque coupe ne contenait que deux semblant de boules. On conclura tout de même par un "miam" enthousiaste en agitant des tongs en plastique.

- Nouveau mouvement faisant fureur chez les parents vacanciers couleur écrevisse, j'ai nommé l'Ado. Bon, maintenant que ma tête est mise à prix, contre 10 bouteilles de crème solaire sonnantes et trébuchantes, je vais m'armer d'un seau de plage Babar pour passer inaperçu.

- Déjà initié (forcé, incarcéré dans un short de plage bleu foncé) aux soirées tongs, danse, et karaoké des campings, pour vacanciers aux cerveaux formatés pour la débilité, c'est, sans une once de peur, habitude oblige, que je me traînais jusqu'au show (7 ? Ping ? Non non, pas ping...) prévu dans la soirée. Nom d'un mollusque en bikini, c'était tout bonnement immonde... Un DJ semblant mixer avec les pieds, des micros équipés de batteries-à-censure-subite-et-incont
rôlée, des hommes en tutu imitant Barbie Kasnoizette et sautillant sur une sne vétuste, et pour parfaire le cauchemar, un remix de "Craie Blanche griant sur Tableau, en LA mineur" chan par une rante du camp de locations, faisant office de guest star. Au s'couuuuurs...

- Les riodes estivales sont également un moyen plus ou moins concret pour parfaire certaines techniques vitales du quotidien, ou COMMENT FAIRE LE PLEIN EN PAPIER TOILETTE, sous la contrainte parentale. Quand mon frère, par exemple, s'y colle à laception du camp, cela peut donner quelques sueurs froides à son accompagnateur, autrement dit, moi : "bonjour madame, vous avez du PQ ici ?". Heureusement, en grands sportifs que nous sommes, le retour au bengalo se fit en courant, tout en se jettant à tour de rôle le précieux paquetage, tel une bombe.

-
Ce matin, un enfant couche-culotté-biberonné me heurte par inattention durant mon pillage minutieux du bocal à céréales du restaurant. Je le relève avec précautions, il me regarde dans les yeux avec le merveilleux sourire innocent que revêtent les enfants de son âge, et me lance joyeusement un "coucouille!". J'suis pas réveillé, tes moi qu'je n'suis pas réveillé...

La suite...? Dès que j'aurai mis un peu d'ordre dans le reste de mes notes de voyage, hop.
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# Posted on Sunday, 30 August 2009 at 6:29 AM

Edited on Sunday, 30 August 2009 at 6:45 AM

Il y eut un jour, et... ...Une Eternité.

Il y eut un jour, et... ...Une Eternité.
Que j'affectionne être assis en ce lieu, seul, à contempler l'horizon... Là où le sentiment de s'être échoué quelque part sur le versant Ouest d'une vaste palette de peinture dominée par de l'aquarelle bleutée vous caresse les sens, et là où, finalement, le cours du temps chavire avant de prendre l'eau. Et puis cette douce mélodie incessante, délicieuse à l'oreille...j'aperçois une fois encore sa source exécuter avec souplesse une pirouette, avant de s'éteindre dans un gémissement sourd, à quelques pas de mes pensées. Tel un film que l'on visionne en boucle, cette vision gymnastique et plaisante se répète infiniment, again and again. Le vent alors se lève à son tour, tourne les pages de l'ouvrage gisant à mes pieds nus, et sème le trouble au sein de mes cheveux qui se livrentbataille d'ordinaire. Il ne doit y avoir que les mouettes, pour apprécier le vent marin. Et moi.

L'
après midi n'est malheureusement pas doté de la même saveur... Tout n'est qu'effervescence, bruit, et petits meurtres à la pelle en plastique. La tendance est à la foule, aux torrides contacts physiques, entre serviettes de plage, j'entend bien. Piégé sur votre îlot, encerclé, il ne vous reste plus qu marier votre couple de tongs en grandes pompes, en patientant jusqu'au Jugement Dernier. Après tout, avez vous une chance de subsister face à des scialistes du bâtiment friable en culotte courte, ars de seaux et de rateaux en plastique aux motifs de dessins animés menaçants, des peaux rouges aigris du septième âge, des acharnés de la bouteille, le bob vissé sur le cne, et autres hurluberlus ?

P
ourtant, malgré cette pitoyable désillusion, il aurait fallu bien plus pour Vous ôter de dessous ma casquette, durant ces deux semaines. Et puis tiens, c'est fascinant, mais...il a neigé des mégots de cigarette sur la plage, je crois.

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# Posted on Saturday, 29 August 2009 at 11:01 AM

A découper soigneusement, et à imprimer promptement.

A découper soigneusement, et à imprimer promptement.
On pourrait à peu près dire que ceci est le résultat de l'association détonante de mon Photoshop et de deux cerveaux s'entrechoquant... Cerveau ? Euuuh, je raconte n'importe quoi...

# Posted on Thursday, 13 August 2009 at 10:58 AM

Edited on Thursday, 13 August 2009 at 11:17 AM

Play : Do Ré Mi Fa Soooooldes...

Play ►: Do Ré Mi Fa Soooooldes... ♫ ♪

8 h 30 : Dès l'instant où mes yeux fatigs se porent sur cette étrange annonce parue dans le journal de ce matin, je su immédiatement que cette quête m'était tout particulièrement adrese, j'étais l'homme de la situation, j'y étais pdestiné, c'était une évidence pour moi... Après tout, qu'avais-je à craindre en m'y engageant ? "Cherche pigeon détermi, compétent et multitâche. Me contacter.", disait l'annonce en question. J'ai tout particulièrement apprécié cette merveilleuse périphrase, autour du mot pigeon ; ils cherchent donc quelqu'un d'apte à voler de ses propres ailes ? Mais je conviens parfaitement pardi ! Ils souhaitent de la détermination ? Ils désirent des compétences ? Pas de soucis, planter des choux à la mode de chez nous, faire du moonwalk avec les mains, décortiquer des crevettes avec un coton tige, ou encore soigner un individu gris pet, font partie de mon entraînement quotidien. Et puis, la confiance en soi, primordial pour ce genre de mission. Tenez, une amie, pas plus tard que cette semaine, me signala que son chat se trouvait malencontreusement bloqué sur son toit, après un numéro de claquettes fort divertissant. Plein de courage, porté par la bonté, j'escaladais la façade de son domicile, équipais le félin d'une bouée en forme de canard, et je jetais dans le vide, empli de la joie d'avoir pu mener à bien ce sauvetage héroïque... Le résultat n'est pas bien important vous savez, j'avais confiance en moi, c'est tout, et j'en suis fier.

9 h 00 : Départ en direction de "Efelle Tauweur", lieu de rencontre avec mon mystérieux commanditaire. J'optai sans trop me poser de questions futiles pour l'arrie classe, distinge, et remarquée, histoire de partir sur de bonnes bases : Cache oreilles en fourrure de tortue, trottinette cabriolet, tongs de course, et me voiparti...

9 h 30 : Un homme vêtu d'une longue cape sombre, comme sur les publicités des films à grand budgets, vous savez, les films plastiques pour aliments, et équipée d'une capuche blablabla- masquant en partie son –blablabla- me remit sans m'adresser blablabla- les instructions manuscrites nécessaires à cette qte. Heureusement, malgré ltrangede ce premier contact concret, les ordres dépassaient toutes mes attentes :

"Bonjour. Votre ô combien importante mission, si vous l'acceptez, bien entendu, consiste à braver les soldes afin de nicher une Paire de Chaussettes Mystique Kipuhbokou, et de me la ramener intacte, dans les délais que je vous alloue.

V
ous avez 24 heures, et des Tictacs à la menthe.

Soyez fort.

P.S. : Le lacet de votre tong droite est défait."

10 h 30: Je suis mort. Faut dire, j'avais aucune chance, vraiment... Armés de chariots métalliques débordants de divers objets dont la principale utilité était de dérober la vie à leurs opposants, ils étaient invincibles, juste invincibles. Tenez, vaillant, j'esquivais le premier en l'étouffant sous un éboulement de rouleaux de papier toilette, en promotion en plus, l'humiliation suprême qu'il méritait pour m'avoir fait courir, désespéré, dans le rayon sous-vêtements pour nains difformes unijambistes des contrées de l'Est. Le deuxme ? 50% de duction sur les brocolis, il ne pouvait pas rater ça, d'ailleurs, il ne m'a pas raté non plus quand j'ai ouvert la bouche pour hurler à l'aide, enfin, passons. Le troisme, le quatrme, ou plutôt les cinq suivants qui se mirent à ma poursuite se trouvaient être d'un niveau nettement plus élevé, en effet, tandis que sous une pluie de cahiers de m*ths j'essayais tant bien que mal exécuter une man½uvre stratégique vers la sortie, pagayant au milieu des décombres, équipé de concombres (jolie la rime), ils combinèrent leur force pour former l'Ultramégatruc, et...on retrouva mon cadavre quelques heures plus tard, affublé d'une mini jupe, du rouge à lèvres dans les oreilles, ligoté dans une cabine d'essayages où cintres nus et tements d'un rose criard se chevauchaient, lele.

Y'a pas à dire, même en repensant à l'enfer des soldes ce soir, je ne ferai pas de rêve aussi bidon...enfin, je l'espère, ouille.

# Posted on Friday, 31 July 2009 at 5:17 PM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 6:45 PM